00.00.h -Sauver la planète

06/04/2014

Ch.00.0h - SAUVER LA PLANETE

 

TENTATIVE DE SENSIBILISATION DE L’HUMANITÉ AU DESTIN CATASTROPHIQUE DE LA PLANÈTE SI ON NE MODIFIE PAS NOS COMPORTEMENTS SOCIAUX.

RELAI DES AVERTISSEMENTS DE FEU LE PROFESSEUR de DUVE, PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE

APPEL AU PAPE FRANCOIS ET AUX AUTORITÉS POLITIQUES ET RELIGIEUSES  DU MONDE.

 

Conscient de l’importance de l’influence médiatique du pape François qui dans sa rencontre récente avec le « charismatique » Barak Obama n’a certainement pas manqué d’évoquer le problème, j’ai pris l’initiative, respectant l’ordre hiérarchique en vigueur dans l’Église catholique romaine, d’échanger un courrier dans l’intention d’atteindre les responsables de la planète pour une action de mobilisation de toutes les forces morales pour « étudier le problème », tant qu’il en est encore temps.

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 Voir, en annexe, la lettre que j’aimerais faire parvenir au pape pour lui suggérer d’entreprendre une action de sensibilisation des autorités morales du monde à la problématique de l’avenir de la Terre en grand danger de surpopulation, entraînant une élimination des plus faibles et des populations sous-développées …

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1. Choix des moyens.

Réalisant que cette action sera difficilement soutenue par les leaders religieux, en raison de son caractère négatif dans le cadre de leur rivalité d’accroissement de leurs adeptes, je comprends qu’un leader, tel François 1er, puisse difficilement prendre position dans un sens qui nuirait au progrès en nombre de sa propre institution.

Aussi, faute d’interlocuteurs responsables, c’est à la base, comme le soulignait Christian de Duve, qu’il faut mener une action en profondeur…

Il est incontestable que le pape François et son « bras droit » Pietro Parolin, idéalistes réalistes sont « providentiellement » capables de lancer, par delà les leaders religieux engoncés dans leurs certitudes, un mouvement de solidarité mondiale pour sauver notre monde et l’avenir de nos enfants …

Cependant, préoccupés prioritairement par l’avenir de leur institution « en perte de vitesse », et contestés quant au fond historique de l’origine de l’enseignement qu’ils promeuvent, ces deux nouveaux « patrons », n’ont pas d’autre alternative que de défendre leur institution et même la promouvoir

Et comme eux, tous les leaders religieux et politiques du monde, en concurrence de recrutement, sont contraints de s’employer surtout a accroître leur nombre, tout en restant sourd aux prévisionnistes les plus optimistes qui prédisent une saturation inévitable et dangereuse de la planète par notre espèce en prolifération exponentielle constante…C’est, à la suite de ce constat, que j’ai l’audace d’entreprendre une action, la plus large possible sur le plan médiatique, de sensibilisation de l’humanité, à l’importance du danger et à son imminence, en utilisant tous les moyens à ma portée …

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 2.  Appel à ceux qui sont conscients de l’imminence du danger

L’espèce humaine qui a développé l’intelligence et la pensée, … qui a inventé la conscience de l’individualité, … qui a dominé et transformé la matière,… qui a joué dangereusement avec des forces qu’elle maîtrise difficilement, … qui a rêvé à l’impossible, … qui a imaginé le futur et qui a inventé le bonheur et le malheur dont elle peut prendre conscience, … cette descendante des anthropoïdes devrait être capable de maîtriser son expansion en surmontant un instinct naturel atavique de rivalité de clan et d’élimination des faibles pour faire place à une politique planétaire de solidarité « universelle » …

Ce qui fut l’apanage, autrefois, des « idéalistes » et autres « rêveurs », tel Jésus de Nazareth,  devient maintenant la motivation des réalistes et de ceux qui sont conscients qu’il n’y a pas d’autres alternatives pour « sauver leurs descendants » de ce qui peut devenir la fin atroce de leur « monde »

Un vieux bonhomme, conscient du danger qui menaces ses enfants et petits-enfants, vous en conjure : … un grand mouvement doit se créer, … tel le filet d’eau qui grossit de l’apport de tout petits ruisseaux, pour former des  « rivières et des  fleuves » de nouvelles initiatives et actions que la « toile » peut susciter partout dans le monde …  

Un énorme réseau de « sauveur de notre descendance » peut ainsi se créer pour ébranler les autorités « morales » du monde, davantage rendues conscientes du danger qui menace la planète …

Ce vieux bonhomme de 84 ans vous conjure de croire en l’avenir, … l’humanité doit se réveiller de la torpeur de son bien-être  « de pain et de jeux » qui les motivent principalement mais les endort, pour soutenir ceux qui veulent sauver l’humanité en militant en faveur de cette seule chance de sauver l’espèce humaine … elle est loin d’être utopique si on s’y prend à temps et si on se résout à modifier fondamentalement nos mœurs …

La foi soulève les montagnes … Les petits ruisseaux font de grandes rivières et des fleuves qui font les mers …

La toile est un outil prodigieux, qui vient à point nommé pour favoriser une mobilisation générale de tous ceux qui sont conscients de ce danger …

Que les parents, ceux qui sont le plus immédiatement concernés par l’avenir de leurs enfants et petits-enfants, se mobilisent pour soutenir toute action qui milite en faveur de cette prise de conscience d’un danger planétaire. … pour aboutir à ceux qui ont le pouvoir de changer le monde, les religieux et les politiques, rassemblés dans un colloque mondial d’étude du problème …

Que les grands « idéalistes », souvent traités de rêveurs, se mobilisent eux aussi pour apporter le soutien de leurs adeptes et de ceux qui les suivent pour mener des actions allant dans le même sens …

Si des initiatives existent dans le monde, qu’elles se manifestent pour unir les forces ! …

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3.  Seule solution logique : maîtriser les excédents, réguler la fécondité

Quand on analyse le problème, la seule solution logique est de stopper l’accroissement  en maîtrisant les excédents et en régulant  la fécondité

La nature ne cesse de nous fournir des exemples d’espèces en surnombre s’autodétruisant dans des endroits confinés … Le phénomène a même été reproduit en laboratoire avec des souris …

Notre morale et l’éthique de l’homme civilisé ne peut se résoudre à telle extrémité.  La seule solution qui va à l’encontre de l’instinct atavique de se reproduire n’est autre qu’une politique solidaire de régulation de la fécondité …

C’est là, que nous rencontrons la difficulté majeure d’une opposition des religions et des états qui perdent leur principal moyen d’extension et de renouvellement de leurs forces vives, d’autant plus que celui-ci diminuera en raison des avancées de la science quant au prolongement de la durée de vie, qui devra tenir compte du maintien de l’équilibre entre naissances et décès …

La seule solution envisageable sera donc de modifier fondamentalement nos règles et concepts de vie en société qui devront s’adapter à cette nouvelle situation d’adaptation à l’espace vital disponible …

Une stricte régulation des naissances devra impérativement être imposée par un organisme central « mondial », gérée, par exemple, par l’ONU qui sanctionnerait et aurait les moyens de son action …

Les prévisionnistes les plus réalistes prédisent que la situation démographique actuelle conduit tout droit à la saturation de l’espace vital de l’humanité.

Aussi, faudra-t-il, en amont, tenir compte de l’incidence de l’allongement de la durée de vie, en  raison des avancées de la science et des nouvelles techniques médicales de guérisons et de prolongement de l’existence,

et en aval, pour garder une démographie contrôlée, il sera nécessaire d’assurer  l’efficacité d’un contrôle stricte du nombre de naissances assuré par un organisme supérieur omnipotent …

Une question d’éthique viendra naturellement à l’esprit  : Le futur sera-t-il celui de « l’homme éprouvette » renouvelé en fonction des besoins ? … nos descendants étant contraints de s’adapter à ces nouvelles donnes …

Quant à l’émigration vers d’autres habitats, est-elle concevable ?

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4. Soyons cependant optimiste : si nous nous organisons,  dès que possible, nous irons vers un monde différent mais meilleur parce que solidaire …

Il faut rester optimiste quant à cet avenir, parce qu’il apportera à l’homme une vie meilleure, organisée dans l’entente et la promotion des valeurs …

Abandonnant nos modes de vie actuels, axés sur l’égoïsme et le profit, le monde de demain devra, dans un esprit compétitif de concurrence des valeurs, privilégier une collaboration émulative

Il ne s’agira plus d’éliminer un adversaire, mais de faire prévaloir ses objectifs concurrentiels … tranché par un arbitre, en cas de contestation …

L’humanité doit s’organiser socialement en privilégiant « l’amour de l’autre », autrement dit dans un langage technique et social  :  en considérant l’autre comme un « collègue  » dans le sens social de celui qui poursuit un même objectif, c’est-à-dire  la fraternité  en vue de rendre possible la vie sur une planète saturée …

En conclusion, nous devons faire face au grand danger futur des conflits exterminateurs, pour faire de la place aux plus forts, en exterminant les faibles et les sous-développés …

Seuls, un bouleversement de nos traditions de vie en société toujours axées sur le « chacun pour soi » et le profit, peut sauver l’humanité en péril d’anéantissement dans un futur lamentable et douloureux ...

Pensons à notre descendance qui nous reprochera cette apathie …

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5.  Une solution : partir de la « base ».

C’est « à la base », qu’il faut en priorité agir,  auprès des « éducateurs » qui devraient, dès la maternelle, idéaliser davantage  les enfants à l’estime de l’autre … ne plus le considérer comme un adversaire, un concurrent … il est un collaborateur avec des moyens différents, même s’ils sont inférieurs …, ce qui sous-entend une saine et  loyale rivalité de moyens en fonction des capacités et ambitions de chacun …

Cependant, il est indéniable que ce sont les parents qui, les premiers, forment le caractère de leur enfant … C’est même chez eux que l’action devrait commencer, dès qu’il sort d’une conception identitaire centrée sur son « moi », instinct primitif naturel et indispensable à l’évolution des êtres vivants, favorisant la sélection des plus performants …

Il est évident que, dans nos sociétés avancées actuelles, ce sont les parents et les éducateurs qui prioritairement et essentiellement forment le cerveau de l’enfant en quête de ses « espaces » et de son entourage matériel et humain,

C’est alors que celui-ci doit considérer l’autre non plus comme un rival ou un adversaire, comportement naturel et atavique, mais en faire le complément indispensable à sa vie en société dans la quête de ses espaces et de son environnement.

Cette démarche est capitale mais sous-entend le rejet de l’instinct naturel atavique du plus fort qui écarte, élimine ou asservit le plus faible …

On peut constater  que l’enfant, dès ses premiers contacts sociaux, cherche à éliminer un adversaire, en le « tuant » …

Dès que les hommes se sont regroupés pour se défendre ou s’étendre, les guerres, les conflits armés entre bandes rivales n’ont pas eu d’autres objectifs que de « supprimer» l’adversaire … en le tuant, le diminuant physiquement ou le réduisant à l’esclavage …

Dans les jeux aussi, on résout la rivalité par l’élimination physique de l’adversaire … les jeux vidéo les plus recherchés sont ceux qui « liquident » l’adversaire en le « tuant » ou le détruisant, … Cette action est moralement malsaine, mais établie voire encouragée … elle devrait être remplacée par  l’écartement provisoire du perdant …

Les conflits quels qu’ils soient ne devraient plus aboutir à l’élimination de l’adversaire … La supériorité de l’autre doit être reconnue, dans un contexte de discipline ou d’accord tacite … Notre société doit adapter sa morale et son « modus vivendi » à cette donne essentielle, devenant même fondamentale.

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 6.  Suggestions et références : ce qui devrait changer.

L’essentiel du message que nous a laissé le professeur de Duve, peut s’exprimer ainsi : la conception traditionnelle et atavique  de la vie en société doit être remplacée par une nouvelle attitude, privilégiant la solidarité, seule capable de sauver l’humanité de l’autodestruction

Les paroles que le professeur retient de « Jésus de Nazareth » sont pour lui essentielles : « Aimez-vous les uns, les autres » 

Ce slogan, leitmotiv du christianisme, exprime le grand mouvement de solidarité qui devrait mobiliser les êtres humains … D’autres sages ont tenu des discours analogues, axés sur la considération et le respect de nos semblables … excluant la haine et l’agressivité …

Les lois nouvelles de ce monde nouveau devraient prioritairement condamner pénalement toute transgression de cette règle.

Il faut, cependant, reconnaître que la justice des nations évoluées actuelles est devenue performante et les magistrats du troisième pouvoir, le judiciaire (les autres étant l’exécutif et le législatif) sont bien organisés et disciplinés pour appliquer une justice équitable.

Le pouvoir législateur, quant à lui, devrait dans son code déontologique prévoir l’absence de solidarité comme un manquement grave à la vie en société et le sanctionner sévèrement et efficacement…

L’indifférence sociale doit être une faute grave qui ne pourrait plus être tolérée … Des règles strictes de vie en société devraient être établies, comportant des obligations sociales pour le bien-être de tous et de chacun en particulier …

L’égoïsme est le pire des maux sociaux … Il est atavique, aussi cet instinct primitif devra-t-il être combattu vigoureusement et condamné.

L’histoire d’une humanité guerrière remplit nos manuels et sont relatés avec emphase et complaisance à la gloire du pays des enseignants … Les conflits sont montés en épingle, décrivant avec orgueil les exploits des chefs de guerre et des potentats ambitieux ce n’est que depuis peu de temps que les malheurs et les misères qui les ont accompagnés ou suivis, sont relatés prudemment

Les deux dernières guerres mondiales ont rivalisés d’horreur et de souffrances …

Cependant, il faut reconnaître que, depuis une bonne soixantaine d’années, à part quelques conflits locaux, le monde connaît une paix relative, surtout à cause de la menace atomique qui anéantirait les belligérants et probablement une bonne partie de la planète …

Il n’en reste pas moins, qu’à l’heure actuelle, on constate que notre monde est principalement malheureux, la plupart espérant un bonheur que lui promettent les croyances, en le situant après notre mort, dans un au-delà hypothétique …

En ce qui concerne les moyens mondiaux d’établir des règles, la charte des Nations Unies a bien tenté, dans l’euphorie des idéalistes de l’après-guerre, de légiférer des principes fondamentaux, qui furent jugés par la suite trop machistes … Depuis, les textes ont été modifiés dans tous les sens sous pressions politiques diverses, mais ne sont pas appliqués en réalité …

Peut-être serait-il utile que les spécialistes et les responsables  de ces institutions se rencontrent et s’efforcent de rédiger des textes cohérents des grands principes malgré les désaccords inhérents à la multiplicité philosophique et sociale des participants …

 7.  Conclusion : apprenons le bonheur pour un futur heureux.

Nous devrions adopter le slogan : « Apprenons le bonheur pour un futur heureux »

Apprendre le bonheur est le plus important des enseignements futurs, les maîtres et les parents doivent en faire l’essentiel de leur action éducative … ils doivent l’intégrer dans toutes leurs actions … Toutes les matières doivent être revues et rédigées dans ce sens …

Si nous cherchons à définir le bonheur et que nous nous référons au Grand Robert, il lui donnera comme premier sens datant de 1121 : chance ou événement heureux (bon et heur) … dans un deuxième sens, datant du XVème siècle, il le définira comme étant l’état de la conscience pleinement satisfaite …

C’est relever toute l’ambigüité de la situation …, aussi, Lafaye dans son dictionnaire des synonymes s’efforcera-t-il de nous fournir les précisions suivantes :

« ce qui, dans l’usage, distingue surtout le bonheur de ses synonymes, c’est la fréquence de l’emploi que l’on en fait : il peut servir à définir les autres mots de cette famille (…) Le plaisir est le bonheur d’un instant, un élément du bonheur (…) Le bien-être est le bonheur physique, sorte de bonheur qu’on goûte (…) sans avoir besoin de posséder ou de développer la sensibilité morale (…) la prospérité est le bonheur objectif ou extérieur (…) la félicité est le bonheur subjectif (…) le contentement de l’âme … (cité dans les exemples du Grand Robert) … »

D’autres mots aussi serviront à affiner une définition exhaustive du bonheur … Ainsi le mot abrupte d’ataraxie définira l’état d’une âme que rien ne trouble, sa tranquillité, c’est l’état du sage, du « philosophe » … Un autre mot tout aussi « savant », eudémonisme, aura trait à ceux qui tendent vers le bonheur, ou aspirent, goûtent, jouissent du bonheur …

Tout ce préambule pour mieux démontrer que cet état est complexe, difficilement définissable en raison de la multiplicité des raisons qui le motivent ou le produisent …

Mais surtout il est important de souligner son caractère aléatoire et fugace, dans un contexte de vie en société, en raison de l’état d’esprit égoïste et égocentriste de l’être humain, hérité de ses antécédents biologiques, le poussant à considérer l’autre comme un rival à écarter …

Quant au mot « heureux », deuxième qualificatif de notre définition, il en précisera le résultat, l’état de permanence dans lequel se trouve celui qui ressent le bonheur … On le retrouvera normalement chez les « philosophes et les sages » ; d’autre part, on trouvera dans les dictionnaires l’appellation abrupte d’ataraxie : état d’une âme que rien ne trouble. …  

Ce qui démontre bien qu’ « apprendre le bonheur » devient une démarche complexe et d’autant plus difficile qu’elle n’est pas « naturelle » au comportement humain et contraire à son instinct de sélection …

Cependant, il faut reconnaître, devant l’évidence d’une situation de conflit d’espace qui se profile pour notre espèce  que  la seule alternative possible au futur catastrophique de l’humanité s’autodétruisant que prévoient depuis longtemps déjà, les plus pessimistes des spécialistes en démographie, ne peut être qu’une organisation rationnelle des espaces disponibles …

C’est la raison pour laquelle, nos descendants devront, comme le prône le professeur de Duve, préparer, dès maintenant, notre descendance à cette nouvelle « morale », centrée sur le dérangeant et difficilement acceptable « amour de l’autre » … en donnant au mot « amour » son sens premier défini, dans le Grand Robert, comme étant la « disposition à vouloir le bien d’une entité humanisée (comme le prochain) … et à se dévouer à elle »

Il est évident que cette attitude va à l’encontre de l’instinct de l’animal humain qui, par atavisme, privilégie la rivalité, éliminatrice de l’adversaire sur un plan personnel, tout en maintenant l’esprit de clan, indispensable à sa situation d’espèce sociale …

C’est la raison pour laquelle cette révolution des mentalités, d’autant plus difficile qu’elle est contrariée par l’ambiance égocentrique de la société actuelle, favorisant l’indépendance et la contestation de l’autorité, doit être entreprise progressivement et sagement à tous les niveaux sociaux et politiques, pour, dans un premier temps aborder et étudier le problème et ses solutions et dans un second temps organiser la société pour  les appliquer …

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 CONCLUSION FINALE

Le monde doit s’organiser dans l’harmonie du bonheur partagé SINON, il disparaîtra dans l’égoïsme et l’anarchie …

Nous devons œuvrer dans ce sens dès maintenant … pour que nos descendants ne  nous reprochent pas l’inertie de l’indifférence et d’un égoïsme coupable …

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 « Il n’est pas trop tard, mais il est temps … »

Paul-Henri Spaak, à la tribune des Nations Unies … déjà, en 1950, directement après la guerre, lorsque les « blocs » est et ouest risquaient de s’affronter dans un conflit que les armes atomiques, pourtant primaires à l’époque, pouvaient rendre apocalyptiques.

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« Si on ne fait rien, on va droit dans le mur … »

Professeur Christian de Duve, prix Nobel de physiologie qui prône une limitation générale des naissances … Si on ne fait rien, continue-t-il, l’humanité pourrait disparaître et pas à très longue échéance.  Je suis ébloui par le passé que j’ai connu et effrayé par l’avenir (Entretien avec Guy Duplat, le 1er octobre 2012, paru dans La Libre Belgique)

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 Le 30 octobre 2011, nous avons atteint les 7 milliards de «Terriens »

Suivant l’ONU, dans une publication de 13 juin 2013, les projections de la population mondiales établissent les seuils de 8 milliards et demi en 2030, de 9 milliards et demi en 2050 et de dix milliards et demi en 2080, dépassant les limites de saturation les plus optimistes de la planète, évalués à une dizaine de milliards …

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Annexe

 

LETTRE OUVERTE D’UN OCTOGÉNAIRE INQUIET POUR L’AVENIR DE SA DESCENDANCE

AU PAPE FRANÇOIS 1er , LE « LEADER » DE LA CATHOLICITÉ

 

Très Saint Père,

En désespoir de cause, je m’adresse à vous, responsables de la catholicité dans le monde, pour soutenir l’action du regretté professeur de Duve qui depuis plusieurs années cherche à sensibiliser le monde au danger imminent de surpopulation qui le guette et que seule une contrainte générale de limitation des naissances peut solutionner …

Comme le souligne le célèbre professeur émérite, prix Nobel de physiologie (médecine) discipline qui se consacre aux phénomènes généraux suscités par la vie, si l’humanité ne change pas fondamentalement son mode de vie, elle va droit à la saturation de son espace vital, entraînant inévitablement l’élimination des plus faibles par les plus forts …

La seule solution, proclame-t-il, est de promouvoir une action mondiale de régulation des naissances qui, le reconnaît-il, ne va pas sans poser un immense problème moral au niveau de l’éthique sexuelle …

Dans ce domaine, les religions du « Livre », leaders de la pensée mondiale, dictent, au contraire, le « croissez et multipliez-vous » des écritures …

Avec votre avènement récent en tant que chef du plus radical des mouvements religieux en ce qui concerne l’éthique sexuelle, je me permets, vieil homme de 84 ans, de m’adresser directement à vous pour vous implorer de mener une « action de réflexion » sur l’avenir de l’humanité en péril d’autodestruction … Il vous appartient de créer un mouvement œcuménique mondial de réflexion sur le problème, afin d’envisager des solutions en accord avec l’éthique de chacune des confessions …

Votre Sainteté, puisque l’usage veut que l’on vous appelle ainsi, d’origine modeste, vous qui venez tout droit d’une région surpeuplée, vous qui étiez pauvre avec les pauvres, ayant connu la misère et l’angoisse des lendemains sans avenir de ceux  qui vous entouraient, vous êtes devenu l’homme providentiel qui peut rassembler le monde dans une action de changement allant dans le sens de celui que prônait le regretté prix Nobel …

La morale sexuelle de l’église romaine semble inflexible en ce qui concerne l’acte sexuel qui ne peut se réaliser qu’en raison de sa finalité … Par sélection, la nature (Dieu pour vous) a promu et même exacerbé l’appétit et le plaisir sexuel qui est cependant une raison de la stabilité du couple ... Il est utopique de croire que l’être humain ayant développé l’appétit sexuel par sélection des plus féconds, pourra limiter les naissances par la seule abstinence … Les moyens contraceptifs sont seuls envisageables et même nécessaires pour l’harmonie des foyers …

Ma famille est fondamentalement croyante … J’ai été élevé dans cet esprit et j’ai fait des études secondaires dans un petit séminaire de l’ordre des missionnaires spiritains … Une maladie grave (tuberculose) m’en a arrêté pendant trois ans… Ma destinée devint, par la suite, celle d’un chef du personnel d’une importante société pétrolière … C’est dire combien l’expérience acquise et la maturité m’ont permis de porter un jugement clair et valable sur le problème …

Ce qui me hante, jusqu’à l’obsession, c’est l’avenir de mes petits-enfants … Quand je les vois s’ébattre autour de moi, l’angoisse me prend quand je réalise l’avenir terrible qui les attend si on ne change pas « fondamentalement » la morale de notre société …

Cessons de rivaliser par anéantissement identitaire des plus faibles… Au contraire que l’émulation permette d'être performant dans l’intérêt général tout en respectant la valeur humaine de chacun  … Soyons tous solidaires de l’avenir d’une humanité en péril d’autodestruction … Ce n’est pas par vertu qu’il faut le faire, mais par nécessité … Notre descendance pourrait nous reprocher une coupable apathie …

C’est à bout de force et d’arguments que je termine cet appel en m’écriant : Il n’est pas trop tard, mais il est temps …tellement la tâche est « immense »  …. « Votre Sainteté » peut marquer l’histoire en inaugurant une ère de solidarité générale au-delà des croyances et en accord avec elles …

J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect, de Votre Sainteté, le très humble et dévoué serviteur.

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