00.10.c - Le genre HOMO menace l'avenir de la planète -

 1.  Dans quelques décennies nous atteindrons le point de saturation de l’espèce humaine sur notre planète … Il devient grand temps que les meneurs influents des organisations morales et politiques de la Terre se livrent à des actions de réflexion et d’interrogation sur cette situation ... et surtout qu'ils prenent conscience de l'avenir que pourrait attendre nos descendants s'ils laissent aller les choses et des reproches que ceux-ci seraient en droit de nous faire de ne pas avoir agi à temps ...

2. Soyons réalistes, les forces morales du monde sont entre les mains des « religieux » … Les états, même les plus laïques comme la France, sont . majoritairement « croyants » … La masse populaire, dans le monde, reste attachée à ses croyances en « l’au-delà », dans l’espoir d’une vie future meilleure …

Il en va de même pour beaucoup d’intellectuels qui se torturent les méninges pour trouver des justifications aux options philosophiques et religieuses qu’ils soutiennent malgré de grandes difficultés d’argumentations… plus spécieuses que valables …

Même s’ils s’en défendent, les dirigeants du monde et les personnalités les plus marquantes adoptent par atavisme des comportements d’influence religieuse, que ce soit par conviction personnelle ou opportunisme … L’exemple le plus frappant est celui des États-Unis, tous les présidents ne manquant pas d’invoquer Dieu dans leurs discours …

3. Ce préambule pour démontrer la difficulté qu’il y aura de faire accepter par le monde civilisé, à défaut des autres, une nouvelle philosophie, axée sur une gestion mondiale des produits de la planète et sur une maîtrise de sa population, comme le propose le professeur de Duve, … ce qui suppose des compromis de fond avec les religions …

En outre, comme il le rappelle, il faudra modifier totalement un reflexe atavique d’esprit de clan qui date des premiers humanoïdes qui a favorisé l’expansion exponentielle de notre espèce, en provoquant la compétitivité entre clans, source de conflits, et la multiplication de leurs composants pour augmenter leur puissance …

Reprenons, une fois de plus, l’essentiel des propos du grand savant

4. Le professeur de Duve se réfère aux sages du passé et surtout à Jésus, celui qui est à la base de notre morale occidentale, si on la décante des ajouts que les évangélistes ont apporté pour donner à ce Jésus la qualité de « Messie » attendu par la Bible des Juifs …

Pour le professeur, la tache originelle de la rivalité entre clans est imprimée dans nos gènes par la sélection naturelle et nous devons nous en libérer.

Aussi, le célèbre prix Nobel lance-t-il un appel vibrant aux « clercs et laïcs, croyant et libres-penseurs de toutes obédiences pour qu’ils cherchent ensemble, au-delà de ce qui les divise et avec le concours du plus grand nombre possible de philosophes, de moralistes, de scientifiques et d’autres penseurs unis par l’honnêteté intellectuelle, un énoncé du message de Jésus adapté aux conditions actuelles »

5. En se référant aux « Guides » de l’histoire, cet appel prend une autre dimension : en citant Jésus, Bouddha, Confucius, Lao-Tseu et les autres dont les sages de l’Inde … tout en mettant particulièrement en avant Jésus qui sous-tend la construction de notre civilisation occidentale chrétienne … à condition de la débarrasser des croisades, de l’inquisition, des persécutions, du pouvoir dictatorial, de l’égoïsme des classes et du capitalisme.

C’est surtout le Jésus de l’amour : « aimez-vous les uns les autres » dit-il en s’adressant à l’humanité toute entière … C’est le Jésus du pardon « Si l’on vous frappe sur la joue gauche, présentez la droite » c'est-à-dire, ne le rendez pas, mais faites confiance à l’autre en l’amenant à la réconciliation… C’est le Jésus des pécheurs (ceux qui font le mal) convertissez-les en les persuadant de s’améliorer …

C’est le Jésus qui s’élève contre les « marchands du temple », contre l’âpreté au gain, la poursuite égoïste du profit au détriment de ceux qui manquent du nécessaire … C’est aussi le Jésus qui réprouve les rejets, le dogmatisme, les exclusions en accueillant la Samaritaine, Marie-Madeleine, la femme adultère … C’est le Jésus qui s’élève contre la place subalterne réservée aux femmes et la notion d’impureté liée à la féminité dans la société de son époque …

C’est ce Jésus proche qui se proclame notre frère … qui « en dénonçant les prêtres et les pharisiens, réprouve l’orgueil, la suffisance, l’hypocrisie et l’autoritarisme de certains dirigeants religieux, ainsi que les abus de toutes sortes que nombre d’entre eux ont commis au nom de leur certitudes et, trop souvent, pour leur propre bénéfice » …

C’est le Jésus de la paix qui désarme Pierre « celui qui vit par le glaive périra par le glaive » dira-t-il, s’élevant ainsi contre l’hostilité entre groupes … et les conflits armés

-----

6. D’autre part, Il faut surtout rappeler que ce sont les premiers chrétiens et plus particulièrement Saint Paul et les Évangélistes qui ont donné à Jésus la qualité de celui qu’attendent les Juifs : le « Messie », l’envoyé de Dieu, mais en lui prêtant la valeur divine d’en être la deuxième personne, son fils … le Saint-Esprit ou Esprit Saint en étant la troisième d’une «Sainte Trinité » … constituant le « mystère » d’un Dieu en trois personnes

Cette notion de Trinité n’a été formulée que progressivement à partir du premier concile de Nicée convoqué en 325 par l’empereur Constantin pour rétablir la paix religieuse et construire l’unité d’une Église divisée par des courants contradictoires, …et aussi, afin de renforcer un pouvoir que l’empereur romain voulait établir à son profit avec l’appui de certaines autorités de la nouvelle Église …

7. Quant à Israël, (c’est-à-dire les douze tribus dont descend l’ensemble du peuple juif) il attend toujours ce Messie qui, suivant les « Écritures », devait en être le libérateur, le rédempteur des péchés, envoyé par Dieu pour établir son royaume sur terre. … Le règne de ce « sauveur » est attendu et prévu à la fin des temps par l’ensemble des religions abrahamiques … Cependant, pour les Juifs, le messie n’est qu’un « envoyé de Dieu » et ne participe pas à sa divinité … Il faut signaler qu’en Occident, la haine des juifs qui a connu son paroxysme à la dernière guerre mondiale, vient surtout d’un sentiment atavique de rejet de ceux qui n’ont pas reconnu en Jésus, le messie des écritures et qui ont été jusqu’à le bafouer et le crucifier …

Si l’Islam accorde à Jésus la qualité de « Messie » c’est en tant que prophète et messager parmi les cinq plus grands avec Noé, Abraham, Moïse et Mahomet) … Pour les musulmans, Jésus n’est pas le fils de Dieu qui est unique suivant les révélations de Mahomet, prophète lui-même …

  -----