&93e MEDECINE/Les infirmités

 

 

&93e MÉDECINE/Les infirmités.

Définition du Grand Robert : État (congénital ou accidentel) d’un individu ne jouissant pas d’une de ses fonctions ou n’en jouissant qu’imparfaitement (sans que sa santé générale en souffre). …

Beaucoup  d’êtres humains en  sont atteints dès leur naissance. … Ils  les subissent stoïquement ou sont geignard et socialement difficiles. ...

L’ Office Mondial pour la santé (OMS) classifie 5 catégories de handicaps :

1. Le handicap moteur : capacité partielle ou totale,  limitées pour un individu de se déplacer, de réaliser des gestes ou bouger certains membres (paralysies, amputations, infirmité motrice cérébrale, spina bifida ou malformation embryonaire liée à un défaut de fermeture du tube neural, myopayhie ou atteinte à un des constituant du muscle.)

2. Le handicap sensoriel : Difficultés liées aux organes sensoriels – deux types de handicaps 1. Handicaps dans la fonction visuelle (cécité, malvoyance, amblyopathie ou affaiblissement de l’acuité visuelle, achromatopsie ou difficultés de distinguer les couleurs, hémianopsie ou perte du champ visuel droite ou gauche, qui est celui dont je suis atteint … ) – 2. Handicap auditif (mal entendant partiel ou total, trouble de la parole, surdité)

3. Le handicap psychique : Troubles mentaux, affectifs et émotionnels, soit une perturbation dans la personnalité, sans pour autant avoir des conséquences sur les fonctions intellectuelles (schizopfrénie, maladies bipolaires, hypochondriaques c'est à dire obsession anxieuse et excessive au sujet de la santé)

4. Le handicap mental : Déficience des fonctions mentales et intellectuelles entrainant des difficultés de réflexion, de compréhension et de conceptualisation, conduisant automatiquement à des problèmes d’expression et de communication (autisme soit trouble du développement humain caractérisé par une interaction sociale et une communication anormale, trisomie 21 ou anomalie chromosomique congénitale entrainant un retard mentale , polyhandicap ou déficience mentale et motrice entraînant une restriction extrême de l’autonomie)

5. Les maladies invalidantes : Maladies qui, par leurs effets sur l’organisme, peuvent générer un handicap et évoluer dans le temps.  A citer notamment les maladies respiratoires, digestives ou infectieuses (épilepsie, sclérose en plaque, etc…)

L’infirmité est un handicap permanent qui atteint un grand nombre d’individus sur notre planète : Un milliards de personnes selon le rapport mondial sur le handicap de l’OMS et de la Banque mondiale … Il s’agit d’une évaluation sérieuse mais difficilement établie étant donné que ces chiffres  ne tiennent compte, pour les calculer que de ceux qui sont avancés par les pays organisés. …

En1993, la définition suivante est donnée « Par handicap, il faut entendre la perte ou la restriction des possibilités de participer à la vie de la collectivité à égalité avec  les autres. On souligne ainsi les inadéquations du milieu physiques et des nombreuses activités organisées, information, communication, éducation qui ne donnent pas accès aux personnes handicapées à la vie de la société dans l’égalité … »

Cette définition vaste permet de couvrir tous les aspects d’un problème difficile à cerner dans son entièreté. …

Ces préambules ont été nécessaires pour bien situer un problème complexe, difficile à cerner sans préciser son contexte, son étendue et ses limites.

Les aléas de la vie ont fait de moi un handicapé visuel, moteur et mental adapté à des degrés divers. … Ma démarche, en écrivant ces lignes, n’a pas d’autres raisons que d’aider ceux qui souffrent d’infirmité ou de handicaps divers, à trouver une philosophie du bonheur en s’adaptant positivement à leur sort. …

Cette discipline demande, au début, une grosse discipline de concentration cérébrale pour acquérir un réflexe habituel d’attitude positive face aux aléas que la vie nous réserve à discrétion. …

La malchance, le mauvais soins et une méprise ont fait de moi  un handicapé visuel grave. … Je suis à moitié aveugle, en ce sens que j’ai perdu la moitié du champ visuel … Le borgne perd l’usage d’un œil, mais garde une vue normale. … Il ne perd que la perception des volumes, ce qui reste bénin. …

Pour comprendre la hémianopsie qui coupe le champ visuel en deux à droite ou à gauche selon la localisation de l’infirmité, il est indispensable d’expliquer comment nos yeux envoient une image au cerveau. …

Nos deux yeux perçoivent chacun une image avec un écart suffisant pour donner l’impression du relief (cf. borgne). …

Pour un homme bénéficiant d’une vue normale, l’image reçue est envoyée au cerveau par trois chaînes de neurones, l’une envoie la partie droite de la vision, l’autre sa partie gauche et la troisième le centre réduit à un petit cercle, c’est ce qui permet à l’horloger de travailler sur une image complète non coupée en deux.

En ce qui concerne la hémianopsie, les yeux enregistrent une image entière, mais le cerveau ne la reçoit pas  … J’ai perdu la partie droite, donc je ne vois pas ce qui se trouve dans le champ visuel droite, ce qui rend la lecture difficile parce que les yeux envoient une image tronquée de sa partie droite… Comme notre écriture ou notre lecture s’inscrit de gauche à droite à l’inverse des musulmans, en ce qui me concerne,  je ne découvre la partie droite d’un texte que syllabes par syllabes en déplaçant la souris … Quand j’écris, il m’arrive souvent de continuer en dehors de la feuille. …

Autre contrainte cependant maîtrisée, les déplacements en rues étant devenus difficiles,  j’ai trouvé la parade en balayant le champ visuel de gauche à droite, ce qui me permet d’évoluer normalement en « devinant » les obstacles sauf dans les passages étroits où je me cogne continuellement. … Mes bras et mes mains sont continuellement couverts d’ecchymoses, d’autant plus larges qu’un traitement cardiaque m’oblige à me soigner avec une médication diminuant la faculté sanguine naturelle d’agglomérer le sang en caillots et de ralentir le saignement. … Quand je me coupe ou me blesse, je dois mettre un pansement rapidement, sinon le sang continue à couler. ...

Cependant, je peux affirmer que je suis heureux et même que je me réjouis de ma situation visuelle qui m’a permis de profiter de l’handicape pour développer ma culture en profondeur. … Je travaille avec mes outils informatiques la plus grosse partie de mon temps et j’y trouve un grand dynamisme et la satisfaction de découvertes intellectuelles enrichissantes … Homme d’action, j’aurais développé autrement mes activités de la connaissance, mais pas avec une telle intensité, mais surtout avec une telle profondeur qu’elle donne un sens à ma vie. …

Ma fille m’ayant suggéré de développer cette attitude positive en raison de la satisfaction des résultats obtenus, j’ai l’audace de m’attaquer à un problème aussi délicat et controversé que la conquête du bonheur et communiquer mon expérience et mes conseils à d’autres…

Avec l’âge, des accidents ou tout simplement la nature ont provoqués chez moi un état déficient de la mobilité. …

De  la canne ou de la béquille au fauteuil roulant et même l’immobilisation totale dans l’appareillage adéquat, nombreux sont ceux qui la subissent.

Certains améliorent leur condition physique en pratiquant des sports adaptés à leur infirmité et nous restons admiratifs devant leurs performances. … Ceux-là ont trouvé un dérivatif à leurs handicaps. … Sont-ils heureux pour autant ?…

Pas nécessairement, le bonheur profond et permanent  ne s’acquiert qu’avec une discipline personnelle constante qui demande un état  d’esprit permanent. … Mon écrit référencé par des expériences personnelles n’a pas d’autres raisons que de donner des leçons du bonheur au plus grand nombre, en me référent à mon expérience dans le domaine …

J’ajouterai que ma mobilité est réduite par l’âge et un accident cardiaque. … De plus, la jambe gauche est légèrement bloquée et ne me permet plus de me relever sans appui. … J’éprouve les plus grandes difficultés à m’agenouiller et à me relever ou quitter un siège sans un effort en deux temps en m'assistant d'un appui à portée de main, afin de sauter un passage à vide déséquilibrant. …

Je pense améliorer ou conserver ma situation physique en profitant, tous les matins, d'une douche glacée suivie de la plus chaude possible que je m’impose depuis une trentaine d’années pour améliorer ma résistance  cardiaque et combattre le durcissement des tissus épidermiques et du système artériel et veineux. … Cette discipline me sert aussi à améliorer les inconvénients d’une mobilité déficiente. …

Lors des nombreux examens que je subis, un médecin qui contrôlait le circuit veineux, a été très étonné de la souplesse de mes veines d’octogénaire Ma circulation sanguine oxygène abondamment les tissus épidermiques, avec l’avantage de l’élimination efficace  des larges et abondants hématomes, provoqués par un handicap visuel, qui peuvent provoquer les accidents cardiaques de l’âge.

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