Appolonius de Thiane, l'hypothèse d'une autre origine au christianisme.

16}  Dans le cadre de mon étude sur les origines des croyances, il est important de signaler aussi le mythe d’Apollonius de Thyane, dit le Nazaréen, dont on a trouvé des relations écrites sur des manuscrits sauvés de l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie. °voir sur Internet – traduction de « Apollonios le Nazaréen par Dr. R.W.Bernard et B.A.,M.A.,Ph.D. (1964) »www.apollonius.net/bernard1f.html °

Ces écrits dont l’authenticité n’est cependant pas absolument prouvée parlent d’une « escroquerie dans les annales de l’histoire » perpétrée en l’an 325 (concile de Nicée). Les « pères de l’église » auraient eu comme tâche de créer une nouvelle religion acceptable pour l’empereur Constantin (Caius Flavius Valérius Aurélius Constantinus régna de 306 à 337) qui avait persécuté et massacré les chrétiens et qui devint par opportunisme leur protagoniste le plus loyal. °tiré de ibidem – avec les erreurs de traduction en français°

Dieu sait pourtant si une bonne partie de ce nouvel aréopage d’hommes « d’église » avait les mains tachées du sang de ceux qu’ils avaient persécutés sous l’autorité du cruel Constantin qui a été jusqu’à faire massacrer des gens de sa propre maison. °ibidem°

« Pour rendre le culte jadis méprisé des Esséniens ou des premiers Chrétiens acceptable à Constantin, empereur de Rome, les Pères de l'Église ont dû enlever de leurs enseignements certaines doctrines qu'ils savaient lui être inacceptables. En tête de liste parmi ceux-ci était la prohibition contre la consommation de viandes et de vins qui étaient une vertu cardinale du Christianisme Essénien. Et voilà la raison pour laquelle les ecclésiastiques du Conseil de Nicée ont trouvé nécessaire d'enlever ces doctrines inacceptables des Évangiles, car ils savaient que Constantin aimait trop les viandes rouges et le vin à volonté de ses divertissements de nuit pour être disposé à accepter une religion qui exigeait de ses adhérents l'abstinence complète, comme le faisait le Christianisme Essénien. Pour accomplir ceci, certains "correcteurs" ont été nommés et ils eurent la tâche de récrire les Évangiles, omettant tout ce qui concernait le végétarisme et l'abstinence d'alcool. Les Pères de l'Église avaient de plus une autre raison pour faire ceci, puisqu'ils n'avaient aucunement le désir d'intégrer un changement aussi radical dans leurs propres habitudes. » °reproduction de ibidem°

« Le premier acte des Pères de l'Église, après qu'ils eurent créé leur nouvelle religion et son messie qui n'existèrent pas précédemment, fut de brûler tous les livres qu'ils pouvaient trouver, d'autant plus ceux écrits durant les premiers siècles qui ne faisaient aucune mention de Jésus et qui faisaient référence à Apollonios comme directeur spirituel du premier siècle, réalisant que ces livres, sinon détruits, constituaient une sérieuse menace à la survie de leur supercherie.Ce fut pour cette raison que les ecclésiastiques prirent tant de peine à brûler les anciennes bibliothèques, y compris la célèbre Bibliothèque d'Alexandrie avec ses 400.000 volumes, brûlée à ras par un édit de Théodose, quand une bande de chrétiens détruisit le Serapéum où les sceaux et manuscrits étaient conservés. » °ibidem°

« Toutefois, les ecclésiastiques ont manqué à leur but puisque les bibliothécaires prévirent, avant l'incendie, de sortir secrètement de la Bibliothèque d'Alexandrie les volumes les plus précieux qu'ils portèrent vers l'Est pour en prévenir la destruction. » °ibidem°

« Parmi les travaux qui furent ainsi sauvés des flammes de la Bibliothèque d'Alexandrie, celui qui a créé la discussion la plus répandue et de longue haleine fut La Vie d'Apollonios de Tyane, écrite par Flavius Philostrate au début du troisième siècle, comme si, par un destin ironique, ce livre - lequel de tous les livres brûlés dans la Bibliothèque d'Alexandrie était un des plus dangereux -- a été conservé à travers les siècles, résistant à toutes les tentatives de le détruire. La raison pour laquelle ce livre a été tant redouté par les ecclésiastiques était qu’il présentait Apollonios de Tyane comme l'enseignant mondial acclamé du premier siècle, révéré d'un coin de l'Empire romain à l'autre par tous, de l'esclave à l'empereur lui-même. » °ibidem°

« . …Avant sa naissance, la venue d'Apollonios a été précédée par une Annonciation, sa venue ayant été annoncée à sa mère par un Archange. Il est né de la même manière mystérieuse en la même année que Jésus est supposé être né (l'an 4 avant J.-C.). Comme ce dernier, dans son enfance, il afficha une précocité prodigieuse en matières religieuses ; ensuite, il eut une période de préparation ; puis, vint une période d'activité publique et positive ; plus tard, une passion ; aussi, une sorte de résurrection; et enfin, une ascension. »°ibidem°

« Les messagers d'Apollon ont chanté à sa naissance comme les anges à celle de Jésus. Pourtant toujours engagé à faire le bien, il fut aussi exposé aux attaques de ses ennemis. De la même manière, il alla d'une place à l'autre oeuvrant pour la réforme, étant accompagné par ses disciples favoris, parmi lesquels le mécontentement, le découragement et la traîtrise firent également leur apparition. Et quand le danger était présent, malgré les conseils prudents de ses amis, et l'abandon de ses disciples, il se rendit à Rome où Domitien, le cruel empereur, cherchait à le tuer, comme Jésus qui alla à Jérusalem et à une mort certaine. » °ibidem°

« …Son apparition miraculeuse à ses amis Damis et Démétrios, qui pensaient en premier lieu voir un esprit, nous rappelle, de la manière que cela a été raconté, la résurrection de Jésus après sa mort »  °ibidem°

« Dans les Épîtres de St Paul, qui, dans leur version originale, furent sans doute écrites par Apollonios, Damis est rapporté comme "Demas," un compagnon de l'apôtre (Paul, ou Pol, représentant Apollonios, qui apparaît aussi dans les Épîtres comme "Apollos," de qui on dit avoir prêché une doctrine similaire et cela, d'une manière semblable à celle de Paul).

{17} Voir en ce qui concerne Demas et Apollos , dans la TOB (Traduction œcuménique de la Bible), les épîtres de St Paul : Colossiens, Ch. 4 verset 14 « Vous avez les salutations de Luc, notre ami le médecin et de Demas » ; II Philémon, verset 24 « Ainsi que Marc, AristarqueDémas et Luc » I Corinthiens, Ch. 3 versets 4 « Quand l’un déclare : moi j’appartiens à Paul, l’autre : moi à Apollos, n’agissez-vous pas de manière toute humaine » ; I Corinthiens, Ch. 4 verset 6 « c’est à cause de vous, frères, que j’ai présenté cela sous une autre forme, en l’appliquant à Apollos et à moi-même…. » ; Tite, Ch. 3 verset 13 « veille avec zèle au voyage de Zénas le juriste et d’Apollos, afin qu’il ne manque de rien »  ° tiré de ibidem°

{18} Maintenant, qui a « copié sur l’autre » ? Cela risque de rester un mystère ! Cependant en faveur de la thèse « Apollonios », il faut reconnaître que si on s’en réfère aux « preuves » historiques reconnues, elles bénéficient du témoignage écrit de Philostrate qui relata la vie de ce contemporain ou de ce « clone » de Jésus, bien avant le concile de Nicée (325) ; si l’on admet l'étude de Bernard (entre autres) qui situe la naissance du Christianisme à la date de ce concile.

La biographie d'Apollonius de Tyane fut commandée à Philostrate par Julie Domna, (dont une statue se trouve au Louvre) mère de Caracalla, impératrice de Rome sous le règne de Septime Sévère, en 1'an 216 après J.-C., soit plus de cent ans après la mort du sage. Philostrate est un homme de lettres qui vécut de 175 à 245 après J.-C. Il est 1'auteur de la seule biographie d'Apollonius, qui fut écrite en grec. Cet ouvrage est fondé d'une part, sur des récits obtenus dans les villes ou Apollonius a vécu, et d'autre part, sur des notes de Damis, un disciple d'Apollonius qui l'accompagna au cours de plusieurs de ses voyages. °voir sur la toile : Apollonios de Tyane : le singe du Christ ? par Robertino Solarion° Julie Domna aurait aussi remis à Philostrate des lettres d'Apollonius de Tyane que l'Empereur Hadrien possédait. °ibidem°

{19} En conclusion, toutes les religions et croyances du monde sont la résultante d’une quête permanente de réponse de l’homme à la question qu’il se pose de connaître la raison de son existence depuis qu’il a pris conscience de sa pensée, le plaçant devant les angoissantes questions sur le pourquoi de phénomènes naturels qui dépassent son entendement et sur les raisons de sa mort qu’il espère accompagnée d’une survie au delà de sa fin physique.

Les « penseurs » et les « prêtres », c’est-à-dire ceux qui avaient mieux développé que les autres le mécanisme cérébral du questionnement, cherchèrent des réponses en s’appuyant sur le savoir des générations précédentes, transmis oralement d’abord entre initiés, et par l’écriture ensuite.

Il est incontestable que le Coran a pris ses sources dans la Bible des Juifs et des Chrétiens et que la Bible a pris les siennes dans l’Egypte des pharaons et dans les religions assyriennes, babyloniennes et autres moyenne-orientales.

Aucun écrit n’existe, ni traces historiques prouvant les faits de la Bible jusque et y compris l’époque de Moïse et du prétendu exode des juifs fuyant l’Egypte pharaonique.

On peut supposer que les « scribes » et les « penseurs-prêtres » de l’époque qui a suivi, ont construit toute l’histoire de leur peuple et la base de leur croyance, peut-être en toute bonne foi, à partir de ce qu’ils connaissaient par tradition orale, elle-même le produit d’un brassage de faits et de croyances véhiculés vers ces creusets des civilisations.

Il est vraisemblable finalement que toutes nos croyances sont la résultante du même processus historique de reconstitution de faits antérieurs incomplètement transmis à une période donnée, déformés ou contradictoires, que des pouvoirs politiques ou religieux voulurent imposer en les aménageant à leur profit.

Sans doute en fut-il ainsi pour la bible des juifs, les évangiles et peut-être les épîtres des chrétiens, le coran des islamistes, les écrits transmis des bouddhistes, hindouistes et autres pratiquants des grandes religions du monde.

Cette démarche de foi, tellement humaine, résulte de la nécessité que nous ressentons de trouver une justification à notre difficile cheminement dans l’existence, qui serait subordonné aux mérites de notre vie terrestre, dépendant de l’acceptation d’une morale imposée, dans l’espoir d’un prolongement-récompense dans « l’au-delà ».  (Dans un même contexte, voir aussi les deux chapitres suivants, cliquez dans la liste à gauche, 25d." Les apparitions de la Vierge à beauraing" et 25e. une étude sur les "Les apparitions")

 

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