Infini et Éternité - Nous situer dans l'Espace - Univers : Fausse apparence ?

 

Ch. 29.3  -  Analyse du Fondamental


Ch. 29.3a  -  Infini et éternité


Modeste Toulemonde est un « penseur toujours en formation » maintenant  qu’il dispose comme chacun de tant de moyens informatiques pour comprendre ou satisfaire sa curiosité … réfléchir … et compléter son étude et son propos.

 E = mc² , on sort cette formule par boutade, en jouant à « l’intello ». Modeste Toulemonde, a voulu comprendre ce que ça voulait dire au juste … : ce fut le sujet de son premier « papier » et ça l’a mené loin … jusqu’au … « Boson de Higgs » … qu’on espère découvrir grâce au « grand collisionneur » de Genève (LHC) inauguré le 21 octobre 2008 et entré en fonctionnement le 30 mars 2010, pour lequel on a dépensé 6,5 milliards € et qui  apporterait un peu plus de clarté sur  la grande énigme de l’univers (si on arrive à isoler ce Boson).

 Sa seconde intervention allait de soi : après la matière, fille de l’énergie, la vie fille de la matière,  elle-même notre raison d’être.

 La vie a fait de nous un être intelligent et le développement de cette faculté nous amène à nous situer et à nous poser des questions essentielles quant à l’espace et au temps qui conditionnent notre existence.

 Quand nous nous mettons à réfléchir à ces deux notions, nous sommes tentés, instinctivement, de leur appliquer les lois de notre environnement et de notre expérience physique : le temps est limité par la durée d’existence de la matière et l’espace se confine à notre habitat terrestre.

Nous nous trouvons alors confronté à ces terribles et inconcevables concepts pour notre petite intelligence humaine : l’infini et l’éternité. 

Inconcevable pour notre logique humaine, tributaire de la construction cellulaire qui a abouti à nous doter d’un cerveau « intelligent » nous permettant de raisonner, de penser, de chercher à comprendre le pourquoi de notre environnement et de notre propre existence.

 Cependant, ce « mécanisme cellulaire » n’a d’autres références que celles que nous tirons de notre expérience et de celles de nos semblables confinés dans l’espace étroit de notre planète qui nous entraîne à appliquer à l’Univers des lois que notre logique cérébrale peut admettre.

 Quand nous poussons notre réflexion au-delà de l’espace étroit de notre environnement et de notre planète, et que nous levons les yeux au ciel, pour y voir les étoiles et cet immense espace, une logique s’impose : l’Univers est infini …. (sinon qu’y aurait-il après ?) … ce que notre intelligence ne peut concevoir ... parce qu’elle obéit à la loi de notre système qui veut que tout à un commencement et une fin et que tout débute pour se terminer …

 Nous sommes donc forcés d’admettre que nous ne pouvons pas appliquer à l’Univers que nos sens et notre intelligence perçoit, une logique découlant de ce que notre entendement veut bien accepter.

 La seule réponse qu’impose une saine logique, c’est que notre « Univers est une abstraction » … qui se « matérialise » dans un « mécanisme » évolutif … et si nous le percevons et si nous cherchons à le comprendre, c’est que le « hasard » ce dieu de l’évolution a permis, accidentellement, à un ensemble de « particules » (en remontant à la source)  de s'agencer en un cerveau intelligent qui veut comprendre le pourquoi et le comment de son existence.

 Plus loin dans mon travail, je m’autoriserai à défendre la théorie que « Tout n’est qu’illusion » en donnant à ce terme le sens défini par Robert : « erreur de perception causée par une fausse apparence »

 Ce  «  cerveau », centre d’une individualité sortie du règne animal, soumis à la poussée évolutive qui est le moteur de l’Univers, va émerger en dominant la matière et son environnement …

Des conditions propres à son biotope et à son évolution lui feront inventer la pensée, le raisonnement, … l’abstraction … ce qui le poussera à rechercher les raisons de son existence … et d’espérer un « Au-delà » qui le rendrait éternel …

Avant le « siècle des lumières » les hommes ne concevaient pas l’Univers sans créateur … Dieu était avant tout, était tout, et le temps et l’espace ainsi que la terre avait été créés par Lui pour y placer sa créature dans une existence difficile en appliquant des lois qui lui ferait mériter un futur de félicité éternelle.

 Les desseins de Dieu étant impénétrables, personne ne s’interrogeait sur les raisons d’un montage aussi compliqué et si « cruel » d’une existence basée sur des mérites à justifier devant un « Juge Suprême ».

 Or, Einstein, et avec lui le monde scientifique actuel qui ne cesse de l'expérimenter, sont bien forcés  d’admettre que des données aussi peut associables que le temps qui est éternel et l’espace qui est infini ne font qu’un ; ils les ont d’ailleurs unifiés en leur donnant l’appellation « d’espace-temps » : le temps est un mouvement dans l’espace et le temps c’est de l’espace.

 Aussi, cette interrogation profonde de l’infini et de l’espace s’impose-t-elle à nous depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de notre âme.

Dans le sous-chapitre suivant,  je risquerai l’explication difficile de ce que notre entendement ne peut comprendre : l’infini et l’éternité, en tentant la gageure de me débarrasser de ma condition humaine dépendant du temps et de l’espace pour me situer dans un « montage » fondamental afin d’en comprendre le mécanisme à la lumière de ce que le savoir actuel nous apprend.

 

SYMPHONIE DE L’INFINI.

 

 Et après, et ensuite,

En obsédant toujours

Du tourment de la fuite

Du temps en fin des jours.

 

 Frisson des lointains fous,

Angoisse d’éternel

En faim d’originel

Dans l’absolu du tout.

 

La droite qui s’emballe

En quête de sa fin

Recherche le matin

De ses surfaces astrales.

 

Les volumes s’étendent

En grand bang glorieux

Pour la plus grande offrande

A la gloire des dieux.

 

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Ch. 29.3b  -  Nous situer dans l’Espace-temps

 

Notre  regard de « petit homme » se porte au loin, bien au loin, là où il n'y a plus rien, en cherchant à prolonger ce qu'on appelle, faute de mieux, l'infini.  Nos tempes font mal de l'effort de nos yeux qui s'ouvrent démesurément.  Nous cherchons vainement le bout, la fin du vide qui s'est creusé devant nous... mais nous savons que nous hurlerons toujours « et après... ! » sans fin, sans trêve,...infiniment... et ce sera pareil, si nos yeux se portent au loin ... autour de nous ... dans l'infini qui nous entoure ... 

Ce concept de l'infini nous trouble, nous inquiète et nous laisse rêveur. La langue  française a exprimé ainsi ce qui est sans limite, sans origine, sans fin, ce que notre entendement ne peut accepter.

 Notre  intelligence de « petit homme » admet difficilement et ne comprend pas que l'espace et le temps soient sans limite.  Notre logique, tributaire du contexte de l'espace et du temps, est déboussolée. En fait, nous sommes confrontés à deux logiques qui s'opposent : l'une découlant de l'espace et du temps dont nous dépendons, l'autre dictée par l'absolu d'une logique imposée par notre raison.

 Cette raison ne peut qu'accepter des évidences : l'infini est illimité dans tous les sens et l'espace et le temps ne sont possibles que dans une logique évolutive avec une origine, mais qu'y avait-il avant ? ... La seule réponse possible c'est qu'il n'y avait sans doute pas d'origine et donc pas « d'avant » ...

 

La plupart des hommes et Descartes en particulier, voyaient dans ces concepts créés par l'intelligence humaine, une preuve de l'existence de Dieu ou d'un « Autre » supérieur et omnipotent qui lui serait l'origine de la création, n'aurait pas d'avant et occuperait tout l'espace.

 L'infini est un mot mystérieux qui interpelle le poète-rêveur que je serai toujours.  La combinaison des signes, les hasards de l'étymologie, du graphisme et de sa construction sonore lui sont apparus comme magiques, profonds, lents et majestueux.

 Il le prononce les yeux au lointain, avec respect.  Il le dit sans bruit parce qu'il est prédestiné, dirait-on, construit très court, compact, simple, fondamental...

 Harmonieux, il est composé de six lettres en nombre décroissant :

Trois « I »                                             )   3   (

Deux « N »                            )   2   (      6 lettres     IN  FI  NI

Un « F »                 )   1   (

 Il commence et se termine par un "I" qui est lui-même précédé ou suivi de la même consonne "N" pour bien indiquer le sens du mouvement d'éloignement vers l'infini de son centre FI, la très belle consonne grecque dont le tracé permet de figurer symboliquement  la contradiction qui existe entre le fini et l'infini.  En effet,  quand on écrit « FI » en grec, on trace d'abord une boucle « finie » que l'on abandonne dès qu'on a atteint l'intersection du tracé,  pour la traverser ensuite, en la faisant repartir en droite qui pourrait être infinie.

 Je tiens à me servir du hasard de la construction graphique  du mot « infini » pour introduire une démonstration qui permet de mieux comprendre (ou réaliser) une situation dans l'espace quand on fait abstraction de notre condition d'être vivant doté d'un cerveau intelligent cependant conditionné par ce que son environnement de terrien lui révèle et lui impose.

 Si  nous nous efforçons de faire abstraction de notre condition de « terrien pensant », qui est subordonné à son état d'ensemble de cellules évoluées jusqu'au cerveau intelligent, ... et que nous abandonnons cette condition, ... nous nous situons dans l'espace comme une entité quelconque ... d'où peuvent partir linéairement, de part et d'autre, un ensemble d'autres entités juxtaposées pour former dans cet espace une suite infinie, avec une propriété  de vitesse  infinie ...  Nous aurions ainsi imaginé (ou créé) un infini « linéaire », doué d'une vitesse infinie, projeté dans l'espace, à partir d'une entité que j'ai voulue.

C'est la démonstration de ce qui est fondamental : le temps dépend de l'espace et l'espace dépend du temps et les deux sont infinis (notre cerveau de terrien ne peut pas admettre cela). Pourtant,  dans l'absolu du raisonnement, il n'est pas possible de le concevoir autrement : il n'y a pas d'autres alternatives... C'est le principe de  la grande unification, au départ duquel  tout s'édifie ... 

 Cette construction est en totale contradiction avec notre logique cérébrale de terrien qui, elle, est confrontée aux impératifs de son environnement soumis à une règle de début et de fin d'existence et d'espace ... Cette contradiction entre deux évidences ont amené Einstein, les scientifiques et les penseurs à définir une  nouvelle donnée de base : l'espace-temps.

Afin d'affiner mon raisonnement,  je reprends ma réflexion, la poussant plus loin, en imaginant une juxtaposition sur le même plan de droites infinies accolées les unes aux autres sans espace entre elles pour obtenir une surface circulaire infinie, partie de l'origine que j'avais située en pensée dans l'espace, qui s'éloignerait de cette origine à une vitesse infinie.

Et, supposons  maintenant que je déplace mon plan circulaire infini d'une manière volumétrique dans l'espace, ... c'est-à-dire que  j'imaginerais un ensemble d'autres plans infinis étroitement juxtaposés au premier de manière telle que l'ensemble produise, de part et d'autre de l'origine, une explosion volumétrique imaginaire infinie dans l'espace-temps.

 L'origine que j'aurais imaginée et située sera devenue le centre d'un univers-personnel que je viens de créer dans l'espace et que mon cerveau vient de concevoir. ... C'est donc une démarche qui s'inscrit dans le temps et dans l'espace et l'un ne peut être dissocié de l'autre.

J'espère que mon fidèle lecteur aura compris comme moi l'importance de cette démonstration qui (me semble-t-il) fait bien comprendre que l'infini du temps est nécessairement lié à l'infini de l'espace quand on le considère dans l'absolu de la raison. qui veut partir d'une origine unique en mouvement perpétuel : une force permanente

 Cette explosion volumétrique imaginaire existe parce que j'ai créé artificiellement moi-même, pour mieux faire comprendre le mécanisme, une origine à un moment précis dans le temps.

 C'est ici qu'on rencontre toute la complexité d'un système que notre entendement comprend difficilement pour la simple raison qu'elle contrarie  une logique de « terrien » qui le vérifie à chaque instant de son quotidien : il y a un début et une fin à tout.

Mais dans l'absolu, il faut accepter une évidence : l'univers-total (Si on accepte la théorie de l'univers-bourgeon) ou l'univers tout court sont soumis à la loi fondamentale dite de l'espace-temps qui unifie l'espace et le temps. Il n'y a pas d'autre alternative que cette unification et nos physiciens l'ont suffisamment  prouvé.

 

En résumé, comme l'affirme Einstein qui a créé ce concept unifié d'espace-temps, celui-ci n'existe que relativement à l'observateur qui s'y trouve situé (en l’occurrence l'origine artificielle que j'ai imaginée dans l'espace).  La matière ne serait, et nous par conséquent, que le résultat d'un mécanisme général que nous essayons de comprendre.  (voir  partie 1 :  E = mc²)

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Laissons aux théoriciens le soin de débattre des contradictions et même des aberrations ou « paradoxes » que leurs calculs théoriques provoquent ( illustré entre autres par l'exemple célèbre des jumeaux de Langevin,  l'un voyageant dans l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière retrouvant son frère, resté sur terre, plus vieux que lui ou celui du train  dans un tunnel de même longueur avec des observateurs dans le train ou en dehors de celui-ci et qui ont des visions différentes de la fin du train  ... etc.) pour accepter des évidences :

1. Tout ce qui est, évolue et obéit à la loi des échanges d'énergie (E = mc²) ou de la grande unification

2.  le néant n'existe pas puisqu'il est sans devenir.

3. Seul existe l'univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

 Je vais me permettre maintenant d'introduire la suite logique de cette unification qui ne fait qu'un de l'espace et du temps, pour évoquer une autre dimension qui serait fondamentale et serait la « force essentielle » (l'espace-temps n'étant qu'accessoire). .

 Ceci pour me permettre, plus loin, de développer ce  que j'appellerai  «la théorie de l'Univers-Illusion » dans lequel nous orbitons, microcosme-terrien infime d'une planète solaire dans un Univers-bourgeon, produit par un Univers-total.

 La simple évocation de cette « construction » ne peut que nous donner le « tournis » et nous révéler l'insignifiance de notre individualité ...

Je reconnais que cette théorie n'est nullement évidente et ne sera jamais prouvée parce qu'en dehors de notre champ exploratoire ...  Nous qui avons déjà tant de mal à comprendre et explorer l' « Univers-bourgeon immense » qui nous contient nous-mêmes si minuscules, sur la « croûte »  d'un  « déchet de petit soleil » ...

Les arguments de défense de cette théorie seraient sa simplicité et son évidence qui militeraient pour sa vraisemblance parce que répondant à une suite logique d’arguments :

1.  Une force fondamentale existerait ... qui serait unique et permanente ... qui sous-tendraient des mouvements en sens divers ... Il n'est pas concevable qu'il existe quoi que ce soit de statique (puisque négation du mouvement) ... seul le mouvement existe ...  Cette force fondamentale ne peut être personnifiée dans le Dieu des croyants ... parce que cette force ne serait ni pensée ni esprit, uniquement « énergie »...  La pensée et l'intelligence viendraient « accidentellement » et « fortuitement » au cours d'un stade ultérieur qui produirait la matière et la vie ... (aussi humiliant que ce soit pour nous, l'intelligence serait un produit accidentel de l'évolution du cerveau humain ... je ne cesserai d'argumenter cette théorie dans « mon carnet »)

2.  Dans l'absolu de la pensée, hors du contexte terrien, le « néant » est impossible, comme l'est aussi  l'absence de « mouvement » ... La force (énergie), génératrice d'actions, est la seule logique ...

3.  La force (énergie) étant la raison et le moteur de l'univers, ... il est logique qu'elle crée du mouvement ... et que ce mouvement crée des mondes divers, multiples et variés, cependant toujours en expansion, ... de là des univers aussi multiples que différents ...

4.  Ces mondes divers obéissent à un mécanisme de début, d'expansion et de fin ... C'est ainsi qu'une force sur terre génèrera la  «cellule-vie » originelle qui se multipliera, s'associera,  grandira et se développera ...  vieillira et mourra ....elle en aura généré d'autres qui évolueront, disparaîtront, muteront, ou régneront ...

5. Cette théorie qui laisserait la place à des mécanismes non contrôlés par notre univers-bourgeon, apporterait une réponse au fameux dilemme d'Einstein qui, pendant plus de trente ans,  s'évertua à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l'infiniment petit ne l'était plus aux échelles de l'espace) afin de décrire les quatre forces fondamentales (champ électromagnétique, champs des forces nucléaires faibles et fortes et champ gravitationnel) grâce à une même théorie quantique. °tiré de « La magie du cosmos » de Brian Greene - p.393 à 397°

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Ch. 29.3c - Univers : Fausse apparence !

 Maintenant, que je me suis aventuré à sortir des sentiers battus, avec une audace qui me sera peut-être reprochée, mais qui n'a que la bonne-foi comme argument de défense et un travers de « comptable » qui cherche une explication équilibrée à tout, je compte développer,  plus loin dans mon travail, une logique qui s'est imposée au raisonnement du profane qui défend la théorie que « Tout n'est qu'illusion »,  en donnant à ce terme le sens définit par Robert : « erreur de perception causée par une fausse apparence » ...

Pour garder une logique « qui tue » comme disait un ami, j'ai dû trouver un lien qui permettrait de faire comprendre comment une « force », élément immatériel, peut se transformer en matières préhensibles par nos sens ... c'est la raison pour laquelle j'ai donné au résultat de cette action, l'appellation d'illusion ... ou comme le définit Le Grand Robert : erreur de perception causée par une fausse apparence ... Cette théorie  pour étayer ma logique personnelle a besoin d'être développée et défendue ...ce que je compte faire plus loin ...

 Quant à nous, les hommes, dès que l'intelligence s'est affinée, nous avons recherché une explication qui évoluera avec nos découvertes.  Quand nous étions des primitifs, nous l'avons recherchée dans les mystères de la nature et du cosmos  (feu, tonnerre, eau, ciel, soleil....)

Avec les bandes des savanes, nous avons trouvés des meneurs qui devinrent des chefs quand se constituèrent les tribus,  regroupées ensuite en peuples et nations, dirigés par des « Grands » tout puissants.

 Les religions ont alimenté les penseurs qui ont inspiré des prêtres pour enseigner les autres en leur donnant l'espoir d'une vie meilleure en leur fournissant leur version de l'inexplicable.

 Je crois qu'il faut accepter que nous ne sommes qu'un montage accidentel (la vie) qui  a développé un cerveau « intelligent » qui a conçu  l'abstrait et une logique qui le pousse à chercher la raison de son existence et les mécanismes qui l'ont amené, ainsi que ses « savants »,  à essayer d'appréhender « le Tout »

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MELODIE DE L'UNIVERS.

 Tu fus infiniment petit,

Si petit qu'on cherche ton origine !

Si petit mais si dense

Que tu es temps et espace.

 

L'écho de ton bang

Est l'inverse de ton feu.

L'infini de ton temps

Est l'extrême de ton jour.

 

Tu es le cœur d'un monde

Qui palpite dans l'immensité.

L'immensité d'un vide

Qui sera toujours éternité.

 

Tu es le chant des êtres,

L'adversaire du néant.

Tu les as regardés naître

Sortant de ton ventre géant.

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 Quand nous consultons nos encyclopédies,  nous apprenons  que l'origine de l'univers se situe à 13,7 milliards d'années de son origine suivant la mesure établie par le satellite WMAP.

Cette évaluation ne vaut que pour l'Univers que nous appréhendons, celui qui est à notre portée ... Il en va autrement si on accepte la théorie des univers multiples ... qui semble plus logique dans une construction où la force-énergie sous-tend un Univers-total.

 On nous dit  que l'univers est en expansion comme un ballon qui gonfle et dont les différents points s'écartent les uns des autres d'une distance progressivement  égale, avec la particularité que seul l'espace gonfle et pas les points (voir partie 1).  Ces points, les étoiles, ont une existence propre, ce sont des "objets célestes" en rotation, qui sont composés d'hydrogène et d’hélium ...

A partir de leur centre se produit une fusion nucléaire qui produit une énergie qui est rayonnée en lumière visible et en chaleur jusqu'à une certaine distance ... Leur origine est un "nuage de gaz" qui s'échauffe et s’allume pour devenir une étoile, produisant une énergie qui s'évacue sous forme de rayonnement, vents stellaires et neutrinos (particules élémentaires) ...  Suivant sa masse, l'étoile implose, en fin de vie, soit en "naine blanche", étoile à neutron ou trou noir ...

 

C'est cette « dilatation » à l'heure actuelle qui a duré 13,7 milliards d'années par rapport à nous et nous accompagne toujours.

Depuis Einstein, nous savons que si nous nous déplaçons dans l'espace, nous nous déplaçons également dans le temps et que le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps (voir démonstration dans le sous-chapitre précédent.

 Nous ne pouvons déduire qu'à partir des données vérifiées que nous connaissons ou expérimentons, le reste n'est que vérités révélées, non prouvées. Or ces vérités « révélées » ne le sont que parce que la tradition s'est installée, alimentée par des « meneurs » pour soutenir un pouvoir ... Cette tradition, forcément orale au départ, a été favorisée, justifiée ou imposée par des prêtres (les premiers intellectuels) idéalistes sincères ou agents du pouvoir.

Or, la science, depuis les derniers siècles, évolue et prospecte, des concepts s'établissent et se vérifient.  Les vérités d'hier sont souvent des erreurs aujourd'hui.  La connaissance humaine progresse lentement, par à-coups.  Les moyens techniques actuels sont fantastiques et le seront toujours davantage.

 L'ignorance recule devant la connaissance.  L'intelligence de l'humanité devrait lui permettre, sauf accident, de réaliser des bonds prodigieux dans le savoir.  Cependant, l'intelligence humaine ne sera jamais capable de tout expliquer ...

 Une  grande question restera fondamentale,  et partagera toujours les hommes, celle de savoir si cette intelligence est de nature fondamentale, l'apanage d'un Dieu doué de la connaissance suprême qui en disposerait selon ses desseins, qui serait hors et indépendante de notre phénomène évolutif, hors cycle du carbone.

Ou tout simplement l'intelligence est-elle une faculté dominante sélectivement développée par les humains ?

 Dans le « modèle », que j'ai défendu dans le sous-chapitre précédent, il n'y a pas de place pour une intelligence supérieure ... parce que je suis convaincu que la faculté de « l'intelligence » est l'aboutissement d'un mécanisme de sélection favorisant les plus adaptés à leur environnement, grâce aux performances résultant de la maîtrise de la matière produite par le développement particulier de leur cerveau. 

L'intelligence est un processus physiologique ... qui agit à partir de cellules nerveuses appelées neurones (leur nombre pourrait être de l'ordre de cent milliards)  ... celles-ci forment un réseau très dense de ramifications qui relient entre elles les neurones qui ont pour mission de capter des informations pour les traiter et les renvoyer vers les différents acteurs du corps humain ...

 

L'intelligence, poussée jusqu'à l'abstraction et la création,  permet la domination de la matière et sa transformation ... Elle a favorisé l'émergence d'un groupe de mammifères évolués (nous) qui occupent la planète, la modifient et la saturent, jusqu'à mettre leur propre biotope en danger. 

Le célèbre professeur de Duve, pris Nobel de médecine, vient de lancer un grand cri d'alarme en recommandant aux autorités de la planète de mettre en place des mesures de limitation de la prolifération de notre espèce ... (cliquer sur dossier 00.05 - relais d'un appel du professeur de Duve ou cliquer sur le lien http://phmailleux.e-monsite.com/rubrique,appel-du-prof-ch... )

Cet appel s’est prolongé d’un ouvrage paru en 2009, revu et complété en 2010 , « Génétique du péché originel – Le poids du passé sur l’avenir de la vie » (Edition Odile Jacob) dans lequel le brillant scientifique aborde la saga extraordinaire de la vie sur terre à la lumière des dernières découvertes de la science et avertit que cette histoire a abouti  au succès démesuré de notre espèce et aux menaces mortelles qu’il fait peser sur l’avenir.

Je me permettrai de reproduire des passages de ce travail, scientifiquement bien documenté, d’un savant qui a toujours été mon maître à penser afin d’étayer certains de mes propos.

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