22.r2 - La Bible - ( la tradition du Livre dans les trois religions)

Ch.22 r2 - La Bible

Pour bien cerner l'objectif de mon étude, qui est centrée sur l'analyse objective des fondements historiques de nos croyances, j'ai cru nécessaire de rechercher les origines locales de celles-ci.

A cet effet, j'ai repris ci-après l'essentiel de ce que les paléontologues, minéralogistes, historiens et archéologues ont découvert concernant  l'histoire des humains dans ces régions (la Palestine), berceau de nos religions.

Les fouilles situent au « paléolithique inférieur » la première trace de l'hominidé dans la vallée du Jourdain, il y a plus d'un million d'années et sa fréquentation des grottes à « l'acheuléen supérieur » l'homme de Galilée datant d'environ 140.000 ans.

Entre le XIe et le IXe millénaire avant J.-C. se développe la civilisation  natoufienne (sans doute nomade) en deux groupes : les ancêtres des peuples de type eurafricain (Palestine, Irak, Iran et Anatolie) et l'ancêtre des proto-méditérranéens.

Au  IXe millénaire av. J.-C. des peuplades néolithiques domestiquent plantes et animaux et se sédentarisent en pratiquant agriculture et élevage (outillage en os et mobilier en pierre).

Dès le VIIIe millénaire, la ville de Jéricho constitue une des plus anciennes cités du monde. Au VIIe millénaire, apparition de la céramique et autres formes d'artisanat.

Le VIe et la première moitié du Ve millénaire sont mal connus. (Peut être dû à des déplacements de population pour raisons climatiques.)

A la fin du Ve millénaire et le IVe, apparition de la civilisation cananéenne organisée en cités-états (osmose entre agriculteurs sédentaires et pasteurs semi-nomades). Les techniques de la métallurgie et du travail de l'ivoire arrivent du nord.  Influence de l'Égypte à travers le désert du Sinaï (utilisation du bovidé comme animal de bât pour franchir les deux cents kilomètres qui séparent la région du delta du Nil).

Vient alors la période cananéenne que les historiens situent du début du IIIe millénaire avant J.-C. à la fin du XXIIIe siècle avant J.-C.

Au sortir du IIIe millénaire av. J.-C. des populations semi-nomades franchissent le Jourdain et pénètrent en Palestine, provoquant l'effondrement de la structure socio-économique élevage-agriculture pour n'en revenir qu'à l'élevage.

Pendant cette période ont lieu d'intenses déplacements depuis la Mésopotamie et l'Égypte et agitation interne en prélude à l'invasion Hyksos de l'Égypte (Sémites cananéen et Amorrites de Palestine, éleveurs et marchands pilleurs nomades qui atteindront un niveau de civilisation remarquable sous l'autorité de roitelets sans cesse en guerre les uns contre les autres - on a retrouvé des vestiges de spacieuses demeures, ainsi que des poteries noires lustrées serties de décor en pâte de calcaire blanche, bijoux et armes ainsi que la création de la teinture pourpre)

Vers 1850 av. J.-C. Ascalon est capitale d'un royaume cananéen avec un port sur la mer méditerranée.  Le pharaon Amosis, fondateur de la XVIIIe dynastie s'empara d'Avaris, capitale des Hyksos qu'il  pourchassa jusqu'en Asie (les  Égyptiens domineront la Palestine pendant trois siècles et demi)

Âge du bronze récent - 1550 à - 1200 av.  J.-C.

Effondrement de la civilisation cananéenne vers  -1200 et avènement de l'âge du fer (les données archéologiques brossent un tableau radicalement différent du récit biblique sur beaucoup de points.  On n'y retrouve pas certains éléments familiers (la monarchie unie de David et Salomon par exemple, ou la guerre de David contre les Philistins)

A ce sujet, il est intéressant de relever quelques points de désaccord ou d'anachronisme signalés par les historiens.  Je me suis référé pour cela aux études trouvées sur le site de Wikipédia et principalement celle intitulée « La Bible dévoilée - Les nouvelles révélations de l'archéologie » qui ouvre à la controverse les assertions des israéliens, Israël Finkelstein et Asher Silberman, deux scientifiques reconnus (Bayard, 432 pages, 2002),  ouvrage qui a été suivi d'un autre sur David et Salomon « les rois sacrés de la Bible »  (Bayard 2006)  qui ont eu un grand retentissement à tel point qu'un film fut produit et diffusé sur Arte et France 2 (éditions Montparnasse - février 2006). J'ai moi-même procédé à de longues investigations dans toute la documentation que je possède et que j'ai rassemblée depuis 50 ans.

J'y ai  relevé les quelques point suivants qui interpellent :

- L'histoire des Patriarches parlent de chameaux transportant des marchandises alors que leur domestication date de beaucoup plus tard.

Selon le récit biblique,  600.000 juifs se seraient enfuis d'Égypte dont la population, à cette époque est estimée à 2.800.000 personnes.  Pareil départ (si le chiffre de 600.000 est vraisemblable) aurait dû être évoqué dans l'histoire égyptienne.

- Il n'existe pas de traces archéologiques de Moïse, ni d'allusion à son existence, en dehors du récit biblique que ce soit en Égypte ou en Palestine, alors que l'on parle abondamment des principaux notables de l'entourage des pharaons.

- Les indications données par le récit biblique permet d'estimer l'Exode aux alentours de 1450 av. J.-C. ; or à cette date la Palestine est sous le contrôle militaire égyptien avec garnisons ce qui rend impossible la conquête de Canaan par les Hébreux, ainsi que le relate la Bible.  Cette domination égyptienne ne disparaîtra que 150 ans plus tard et la première mention d'Israélites n'apparaîtra que 100 ans après sur la stèle de Mérenptah dont la date est confirmée par l'archéologie égyptienne.  D'autre part, il n'est nulle part question des Hébreux avant cette célèbre stèle ; or  il existe de nombreux écrits égyptiens (scarabées commémoratifs et correspondance diplomatique) qui décrivent Canaan.  Il est à signaler que la TOB (Traduction œcuménique de la Bible) dans ses commentaires situe prudemment cet exode vers 1200 av. J.-C.

- Les Sémites (ne pas confondre avec juif) sont originaires d'Asie occidentale : ils sont représentés avec une barbiche en pointe (Il y en a en Égypte qui servent de main-d'œuvre avec les mêmes droits que les Égyptiens -  voir le célèbre dessin relevé par Champollion montrant des ouvriers sémites fabriquant des briques et élevant des murs avec des Égyptiens. Pourquoi seraient-ils partis en si grand nombre et pourchassés alors qu'ils étaient estimés pour leur savoir-faire et nullement persécutés ?

Il est fort probable que l'histoire a été inventée de toute pièce pour donner une assise valable à une religion monothéiste avec Moïse : davantage qu'un prophète, il serait le porte-parole du Dieu unique tout puissant, édictant ses lois, comme le Mahomet des musulmans..

Il est intéressant aussi de signaler que Moïse figure parmi les 25 prophètes de l'Islam. soit les 18 de l'Ancien Testament - Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas, - les 3 du Nouveau Testament (Jean-Baptiste, Zacharie et Jésus) et les quatre de l'Islam (Hûd, Sâlith,  Jethro et Mahomet).

En parallèle de ces constatations, il est utile de relever l'essentiel de ce qui est écrit dans la Bible au sujet de la période fondamentale des religions dites du « Livre », c'est-à-dire celle dont parle l'ancien testament des chrétiens cinq livres (la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome) sous la dénomination de « Pentateuque » ( la Torah pour les juifs) appelés aussi ceux de Moïse, considéré comme le législateur, celui qui a transmis les lois à imposer à Israël et le fondement moral de toute les religions dites du « Livre ».

C'est dans l'un de ces cinq livres que sont transcrits les dix commandements que Dieu aurait dictés à Moïse lors de sa rencontre au mont Sinaï pour qu'il les grava sur les « tables de la Loi ».

Dieu s'est alors révélé comme étant « l'Inexprimable »,« Celui que je suis », « Celui qui est » - la traduction grecque de ce passage ouvrira la porte à une interprétation d'ordre métaphysique : « Je suis l'étant ».

Moïse resta la-haut, pendant quarante jours « sans manger de pain, ni boire de l'eau ». Cependant, à son retour, constatant que les Hébreux adoraient un veau d'or, en colère,  il brisa les tables ce qui le força à retourner au sommet du mont et y séjourner pendant quarante nouveaux jours sans manger, ni boire pour en graver de nouvelles (TOB.Deutéronome.chap. 9 et 10).

Pour le judaïsme et dans la Bible, le décalogue (les dix commandements ou les dix paroles) sont repris dans les 613 commandements prescrits aux juifs et il en est question dans l'Exode.34.28 : « Et il écrivit sur les tables les paroles de l'alliance, les dix paroles » ainsi que dans le Deutéronome 4.13 : « Il vous a communiqué son alliance, les dix paroles ».

On retrouve l'énumération de ce « décalogue » à deux endroits du Pentateuque : d'une part dans l'Exode 20. versets 1 à 17, avec la particularité que ce « décalogue » comporte 13 commandements, ce qui a embarrassé certains puristes religieux, et d'autre part dans le Deutéronome 5 versets 6 à 21.

Ce seront ces dix commandements du Deutéronome que Flavius Joseph, l'historien du Judaïsme, reprendra succinctement au début de notre ère dans son histoire du peuple juif : « La première parole nous enseigne que Dieu est, qu'il ne faut vénérer que lui seul.  La deuxième nous commande de ne faire aucune image d'animal pour l'adorer.  La troisième de ne pas invoquer Dieu en vain .  La quatrième d'observer chaque septième jour en nous abstenant de tout travail.  La cinquième d'honorer nos parents. La sixième de nous garder du meurtre. La septième de ne point commettre d'adultère.  La huitième de ne point voler.  La neuvième de ne pas rendre de faux témoignage.  La dixième de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.

Après le deuxième concile de Vatican II, (1962-1965), le pape Jean-Paul II convoqua un synode des évêques en 1985 pour réfléchir avec le recul du temps aux conséquences du concile.  Dans leur rapport, les Pères du synode demandèrent que soit rédigé un catéchisme de la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale qui serait un texte de référence pour les enseignants des divers pays.

Il actualiserait le catéchisme de Trente (1545-1563) qui avait défini la foi catholique par rapport à la « réforme » des protestants ainsi que les sacrements, le rôle du prêtre et la primauté du pape. Il est utile de signaler qu'un seul concile, celui de 1869-1870, appelé 1er concile du Vatican, décrétant le dogme de l'infaillibilité papale,  ne se tiendra avant celui de Vatican II.

Dans un imposant document catéchistique de référence destiné à ceux qui enseignent leurs ouailles, reprenant le maximum de références aux textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'Église catholique romaine publiera un document officiel de catéchisme, dans lequel seront détaillés les dix commandements dans la deuxième section de la troisième partie intitulée : La vie dans le Christ. °voir Internet catéchisme de l'Église catholique - Intra text°

Pour être succinct et clair quant à l'essentiel, je reprendrai ci-après les dix commandements du cours d'éducation religieuse du l'abbé français Lucien Arène destiné aux jeunes, qui a bénéficié de la vérification de l'autorité romaine actuelle mandatée en la matière : Tu adoreras Dieu seul et l'aimeras plus que tout  - Tu ne prononceras le nom de Dieu qu'avec respect - Tu sanctifieras le jour du Seigneur (dimanche pour les chrétiens) - Tu honoreras tes parents - Tu ne tueras pas  - Tu ne feras pas d'impureté - Tu n'auras pas de désir impur volontaire - Tu ne voleras pas - Tu ne désireras pas injustement le bien des autres - Tu ne mentiras pas.

De la même source, voici les six commandements que l'Église de nos régions impose à ses fidèles  : Tu sanctifieras le jour du Seigneur (dimanche) et les fêtes d'obligation (Noël, naissance de J.-C. ; Pâques, sa résurrection ; Pentecôte, Esprit-Saint sur les apôtres et Ascension, élévation de Jésus au ciel) - Tu assisteras au Saint Sacrifice de la Messe les dimanches et fêtes d'obligation  - Tu te confesseras au moins une fois l'an (au temps pascal, cinquante jours entre Pâques et Pentecôte)  - Tu communieras pendant le temps pascal  -  Tu jeûneras les Mercredi des Cendres et Vendredi Saint  -  Tu t'abstiendras de viande les Mercredi des Cendres et vendredis du Carême.

Quant au catéchisme officiel « romain », ces dix commandements, dits de l'Église, sont les suivants : le premier, assister à la messe le dimanche et les jours de fêtes liturgiques et s'abstenir de travaux empêchant la sanctification de ces jours ; le  second, l'obligation de se confesser une fois par an ; le troisième, de communier au moins une fois à Pâques ; le quatrième, au jour de pénitence fixé par l'Église s'abstenir de viande et observer le jeûne ; le cinquième, subvenir aux nécessités matérielles de l'Église selon ses possibilités, chaque conférence épiscopale pouvant établir d'autres préceptes pour leur territoire.

Il est intéressant de mentionner que Pâques rappelle deux événements religieux qui sont en relation l'un avec l'autrele jour de la résurrection de J.-C. pour les chrétiens qui se situe d'après les évangiles le dimanche de la période de sept jours pendant laquelle les juifs célèbrent la commémoration de leur sortie d'Égypte, début de l'Exode.

Le calcul de la fête de Pâques a été décrété au concile de Nicée (325 de notre ère) de la manière suivante : Pâque tombe le premier dimanche qui suit ou coïncide avec la première pleine lune après le 21 mars (début du printemps), sans doute pour profiter de l'éclairage de la lune pendant les offices nocturnes de la semaine sainte.

Malheureusement, ce calcul simple devint compliqué parce que l'âge de la lune utilisé ne sera pas celui de son âge astronomique qui varie certaines années dans le calendrier (décalage d'un jour ou deux), mais bien celui de la date du 21 mars, si bien que cette date «parfois erronée » de la pleine lune peut se situer par construction au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

Ce qui est important dans la vie de nos contemporainsc'est que cette date de la fête de Pâques conditionne la fixation de certains jours fériés importants (lundi de Pâques, lundi de Pentecôte et jeudi de l'ascension) et jours de fêtes en usage dans la plupart des pays occidentaux.

Il m'a paru intéressant de signaler ci-après ces jours de fêtes ou dates qui furent en usage ou le sont encore dans les traditions religieuses ou le folklore de certaines régions, qu'elles soient  mobiles ou fixes :

Dates mobiles : leur calcul appelé « comput », dépend de la date de Pâques  (entre crochets le nombre de jours avant ou après cette date de Pâques).

[-47]  Mardi gras - précède le début du  carême [-46] Mercredi des cendres - début du carême - période de privation et de jeune se terminant à Pâques - les prêtres marquent les fidèles au front d'une croix faite des cendres résultant de la combustion des rameaux de buis bénis du dimanche des Rameaux de l'année précédente pour leur rappeler qu'ils ne sont que poussière et qu'ils retourneront à la poussière [ -7]  Dimanche des Rameaux - procession des rameaux rappelant l'entrée de Jésus à Jérusalem - début de la semaine Sainte avec le Triduum ( le jeudi saint célébrant l'eucharistie, le vendredi saint, la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection le dimanche de Pâques) [+1] lundi de Pâques en général férié [+36] début des trois jours de rogations qui suivent le dimanche des rogations et qui précèdent le jeudi de l'ascension marquant, avant Vatican II, une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite - dans les campagnes on bénissait les cultures en procession [+39] jeudi de l'ascension qui tombe dix jours avant la Pentecôte - Jésus monte au ciel [+49] dimanche de la Pentecôte qui tombe sept semaines après Pâques - Le Saint-Esprit descend éclairer les apôtres quant à leur mission [+50] et  jour férié, dans certains pays, du lundi de la Pentecôte [+56] - Fête de la Trinité : trois personnes en Dieu, célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte  - avant Vatican II, il était interdit de se marier pendant trois semaines avant cette date [+60  Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement, commémore l'institution du sacrement de l'Eucharistie, appelé actuellement :  « Solennité du corps et du sang du Christ » - origine 1246 et première manifestation dans le diocèse de Liège sous l'impulsion de Julienne de Cornillon - procession publique avec l'Hostie Sainte portée en grande pompe à travers les rues.

Dates fixes : [6/1] Épiphanie - les rois mages adorent l'enfant Jésus dans la crèche  [2/2] Chandeleur :  présentation de Jésus au temple et purification de Marie (coutume juive) [25/3] - Annonciation à la Vierge par l'archange Gabriel qu'elle serait la mère de Jésus  [6/8] Transfiguration - métamorphose lumineuse de Jésus révélant sa nature divine à ses diciples  [15/8] - Assomption :  Marie monte au ciel - jour férié dans certains pays [8/9] - Nativité de la Vierge Marie [1/11] - Toussaint - fête de tous les saints, jour férié dans certains pays  [2/11], commémoration des fidèles défunts, appelé jour des morts - [25/12] Noël : naissance de Jésus dans une crèche.

En revenant sur l’essentiel de ce qui est relaté dans le « Pentateuque » de la TOB et dans les études innombrables qui s’en sont suivies, je relève les faits saillants suivants :

- Moïse avait 80 ans au moment de l’Exode ; les juifs ayant erré dans le désert pendant quarante ans en sanction de leur manque de foi, il avait 120 ans, et pourtant : sa vue n’avait pas baissé et sa vitalité ne l’avait pas quittée (TOB Deutéronome 34.7) quand il est mort avant d’entrer dans la « terre promise ». Il fut cependant autorisé à contempler cette terre du haut du mont Nébo où il mourra. (TOB Deutéronome 34.1 à 7)

- Et le Deutéronome de continuer : " Plus jamais en Israël ne s’est levé un prophète comme Moïselui que le Seigneur connaissait face à face, lui que le seigneur avait envoyé accomplir tous ces signes et tous ces prodiges dans le pays d’Égypte devant le Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays, ce Moïse qui avait agi avec toute la puissance de sa main, en suscitant toute cette grande terreur, sous les yeux de tout Israël". (TOB Deutéronome 10 à 12).

Ce Dieu « impitoyable » qui avait puni Moïse, frappa aussi les Égyptiens des « dix plaies d’Égypte » pour les forcer à laisser partir les Hébreux (Nil couleur du sang ; invasion de grenouilles ; mouches et moustiques attaquent les gens ; vermines ; peste du bétail ; furoncles aux humains ; la grêle détruit les récoltes ; des sauterelles détruisent la végétation ; ténèbres pendant trois jours ; les premiers-nés égyptiens meurent (TOB Exode 7 à 11).

Je ne peux pas terminer ces quelques pages sur Israël sans évoquer succinctement le long martyrologe de ce peuple persécuté depuis toujours par tous ceux qui enviaient leur richesse ou étaient gênés par leur cohésion.

Cette hostilité envers les Juifs et les persécutions qu’ils eurent à subir depuis que leurs religieux leur ont donné Moïse et ses lois résultent de la cohésion monolithique que cet enseignement d’un Dieu unique et suprême leur a donné qui s’opposait au paganisme polythéiste pratiqué par ceux qui les ont combattus depuis les Romains.

Le Christianisme et l’Islamisme issus totalement ou partiellement du même enseignement n’ont fait que prolonger ce monothéisme avec, pour l’un, la venue du Messie, une des trois personnes d’un Dieu unique et, pour l’autre, par la révélation du Coran (les lois divines) dicté par l’archange Gabriel, messager de ce même Dieu unique à Mahomet, son prophète.

Sous Constantin, au troisième siècle de notre ère, le christianisme supplanta les dieux. Les juifs qui ne considéraient pas Jésus comme le Messie de leurs écritures furent rejetés et honnis. Précédemment, les Romains s’étaient chargés de mater ceux de Palestine qui s’étaient révoltés en détruisant leur Temple de Jérusalem et en les dispersant.

 

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